Le véritable design suisse est une affirmation par la substance, pas par les logos.

  • La fonctionnalité et la réduction ne sont pas de simples outils stylistiques, mais une philosophie de durabilité profondément ancrée.
  • La véritable durabilité se manifeste par des matériaux circulaires et une production transparente, non par des promesses vides.

Recommandation : Investissez dans des pièces dont vous connaissez l’histoire et la fabrication – c’est là le véritable luxe.

Dans un monde où le luxe doit souvent être bruyant et ostentatoire, une forme de statut plus subtile gagne en importance : l’understatement (le sens de la mesure). Il ne s’agit plus seulement de ce que l’on possède, mais de pourquoi on le possède. Le design suisse incarne cette attitude depuis toujours. On pense immédiatement aux lignes épurées d’un meuble USM ou à l’élégance intemporelle d’une création Vitra. Pourtant, ces icônes ne sont que la face émergée de l’iceberg.

De nombreux guides se limitent aux grands noms ou répètent le mantra du minimalisme sans en éclairer le cœur. Ils louent l’esthétique de la réduction sans expliquer la philosophie de longévité et de consommation consciente qui la sous-tend. Mais et si le véritable « Swiss Style » allait plus loin ? Et s’il n’était pas seulement un style, mais une possession intellectuelle – une décision consciente pour la substance plutôt que pour l’apparence ?

Cet article regarde derrière la façade du cliché. Il ne se contente pas de présenter cinq labels, mais décrypte l’ADN du design suisse, fondé sur la fonctionnalité, la durabilité et une honnêteté presque radicale. Nous plongeons dans l’univers des nouveaux venus innovants, des pionniers de l’upcycling et des nouveaux modèles de consommation qui redéfinissent la valeur d’un objet. C’est un guide pour tous ceux qui comprennent le design non pas comme une décoration, mais comme une attitude.

Le guide suivant vous accompagne à travers les aspects centraux qui définissent le design suisse aujourd’hui, de ses principes fondamentaux aux tendances d’avenir qui façonnent le secteur.

Pourquoi la fonctionnalité et la réduction sont-elles l’ADN du design suisse ?

L’essence du design suisse ne peut se réduire à une simple esthétique ; c’est une philosophie profondément ancrée. Au cœur se trouve l’idée qu’un objet doit remplir sa fonction parfaitement et sans ornements superflus. Cette « philosophie de l’épure » n’est pas une tendance, mais le résultat d’une longue tradition marquée par la précision, l’efficacité et une grande estime pour le matériau et l’artisanat. Il s’agit de résoudre un problème de la manière la plus élégante et la plus directe possible. Un bon design ne s’impose pas, il devient une partie naturelle et fiable du quotidien.

Cette attitude se manifeste par une culture de la longévité. Au lieu de miser sur des tendances éphémères, on crée des produits destinés à durer des générations – tant sur le plan matériel qu’esthétique. Un exemple est l’utilisation de matériaux robustes qui vieillissent avec dignité. De même, lorsqu’on utilise des matériaux d’occasion, on veille à leur résistance, comme pour les sacs FREITAG : les bâches de camions ont déjà eu une vie sur la route, et leur robustesse garantit un long avenir en tant que sac.

La concentration sur l’essentiel a également une dimension écologique. Moins de matériaux et une production axée sur la durabilité préservent les ressources. Ceci est soutenu par la législation, car peu de pays disposent de lois sur la protection de l’environnement aussi strictes que la Suisse, ce qui influe sur l’ensemble du processus de production. La réduction n’est donc pas seulement un style ici, mais aussi une responsabilité.

Detailaufnahme von minimalistischem Schweizer Produktdesign, das Textur und Handwerkskunst hervorhebt

La représentation visuelle souligne cette focalisation sur la substance. Au lieu d’un grand logo, nous voyons les détails fins de la fabrication, la texture du matériau et la précision des coutures. C’est le véritable statement par la substance : la qualité parle d’elle-même et n’a pas besoin d’un message de marque bruyant. La possession d’un tel objet devient une démonstration de connaissance experte.

Quels nouveaux labels de l’ECAL ou de la ZHdK bousculent actuellement le marché ?

L’avenir du design suisse se façonne en grande partie dans les couloirs d’écoles renommées comme l’ECAL (École cantonale d’art de Lausanne) et la ZHdK (Zürcher Hochschule der Künste). Ces institutions ne sont pas seulement des lieux de formation, mais aussi des incubateurs créatifs qui voient naître une nouvelle génération de designers. Ces jeunes talents interprètent les valeurs suisses traditionnelles telles que la fonctionnalité et la qualité de manière fraîche et souvent surprenante, en les associant aux discours mondiaux sur la durabilité, la technologie et la responsabilité sociale.

Le succès de ces écoles est mesurable : ainsi,l’ECAL était fortement représentée aux Swiss Design Awards 2024, où six des 16 finalistes étaient issus de ses rangs. Cela prouve la grande pertinence et la force d’innovation émanant de ces institutions. Les diplômés fondent souvent leurs propres petits labels, qui se distinguent par une vision claire et une grande autonomie créative. Ils profitent de la flexibilité de leurs petites structures pour occuper des niches et expérimenter de nouveaux matériaux ou méthodes de production.

Ce qui caractérise ces nouveaux venus est souvent une approche multidisciplinaire. Ils ne pensent pas en catégories rigides comme « mode » ou « produit », mais créent des concepts holistiques. Un label pourrait, par exemple, ne pas seulement concevoir des vêtements, mais aussi le concept de boutique associé, l’emballage et la communication numérique comme une expérience cohérente. Ils comprennent le design comme une forme de commentaire culturel et utilisent leur travail pour poser des questions et montrer de nouvelles perspectives.

Plutôt que de suivre le diktat des cycles de mode saisonniers, beaucoup de ces jeunes marques s’appuient sur un système de collections permanentes qui s’étoffent de manière organique. Cela correspond à la philosophie suisse de la longévité et s’oppose directement au modèle de la fast-fashion. Pour les consommateurs amateurs de design, ces labels offrent la possibilité de découvrir des pièces authentiques et tournées vers l’avenir avant qu’elles ne deviennent grand public.

Sacs en bâches de camions et consorts : Comment les labels suisses ont rendu le recyclage « cool » ?

Bien avant que l’« upcycling » ne devienne un mot à la mode mondial, les designers suisses avaient déjà porté le principe à la perfection. L’exemple le plus iconique est sans aucun doute FREITAG. L’idée de transformer des bâches de camions usagées en sacs fonctionnels et indestructibles était révolutionnaire en 1993. Mais ce qui distingue FREITAG et d’autres labels va bien au-delà du simple recyclage. Ils ont réussi à donner au matériau recyclé une esthétique et une identité propres et désirables. Ce n’est pas un compromis, mais une affirmation d’attitude consciente.

Le succès de cette approche réside dans le fait que l’histoire du matériau – les traces du vent et des intempéries, les kilomètres parcourus sur les autoroutes européennes – devient l’élément central du design. Chaque produit est une pièce unique avec son propre passé. Cela lui confère une authenticité qu’un produit de masse flambant neuf ne pourra jamais atteindre. L’avantage écologique n’est pas seulement un argument marketing, mais un fait quantifiable. Ainsi, l’utilisation de vieilles bâches de camions permet de réaliser une économie de 22 % des émissions de CO2 par rapport à une fabrication à partir de matériaux neufs.

Künstlerische Darstellung von recycelten Materialien wie LKW-Planen in der Schweizer Designproduktion

La véritable innovation se manifeste toutefois par le fait que les labels leaders ne s’arrêtent pas à ce premier succès. Ils font progresser continuellement la recherche sur les matériaux et les processus de production et pensent la durabilité de manière systémique. Ils ne demandent pas seulement « De quoi faisons-nous notre produit ? », mais aussi « Qu’advient-il du produit à la fin de sa vie ? ».

Étude de cas : Le sac à dos circulaire Mono[PA6] de FREITAG

Un exemple parfait de cette approche approfondie est le sac à dos Mono[PA6]. Au lieu de combiner différents matériaux, ce produit est fabriqué presque exclusivement à partir d’un seul matériau : le polyamide 6. Des boucles au tissu, 17 composants différents sont faits de ce matériau. Cette mono-matérialité est la clé d’une véritable circularité. À la fin de sa vie, le sac à dos n’a pas besoin d’être démonté laborieusement, mais peut être recyclé dans son ensemble pour redevenir du polyamide 6 neuf. C’est un exemple parfait de design qui pense l’intégralité du cycle de vie dès le départ.

Cela vaut-il la peine de collectionner les premières pièces de designers suisses ?

La question de la valeur de collection des objets de design est étroitement liée au concept d’« understatement ». Alors que le marché de l’art traditionnel mise souvent sur les grands noms et les enchères spectaculaires, le marché du design suisse suit une autre logique. Ici, il s’agit moins de plus-value spéculative que de la préservation d’un héritage culturel et créatif. La valeur d’une pièce se mesure souvent à son authenticité, sa rareté et l’histoire qu’elle raconte.

C’est précisément chez les labels misant sur les pièces uniques que naît un attrait particulier pour les collectionneurs. Une pièce ancienne et bien conservée d’un label aujourd’hui établi peut devenir un objet convoité parce qu’elle représente un moment précis de l’histoire du design. C’est la preuve physique d’une idée innovante à l’époque de sa création. Posséder une telle pièce est une forme de possession intellectuelle – on ne possède pas seulement un objet, mais aussi la connaissance de sa signification.

Comme chaque sac est cousu à partir d’un morceau de bâche différent, chaque sac est unique. Le sac Freitag est ainsi devenu un symbole de statut : celui qui le possède appartient à la société de mode branchée tout en affichant son individualité.

– LVR-Industriemuseum, sur la valeur de collection des pièces uniques FREITAG

Cette citation illustre un point central : le symbole de statut ne réside pas ici dans le prix ou dans un logo frappant, mais dans l’individualité prouvée. Collectionner de telles pièces est donc aussi une forme d’expression de soi. De plus, de nombreuses marques suisses accordent une grande importance à la longévité et à la réparabilité de leurs produits. Cela contribue largement au maintien de la valeur. Un objet qui peut être réparé et entretenu ne perd pas de sa valeur, mais gagne en caractère et en histoire. Des plateformes comme le S.W.A.P. (Shopping Without Any Payment) de FREITAG institutionnalisent même cette idée en créant un marché d’échange pour les pièces portées, prolongeant ainsi leur cycle de vie.

Pour les collectionneurs, cela signifie que l’achat d’une pièce ancienne de design suisse est moins un investissement purement financier qu’un investissement dans une attitude. C’est l’appréciation de l’artisanat, de l’innovation et d’une philosophie du design qui mise sur la durabilité et la substance. Le « retour sur investissement » n’est pas seulement monétaire, mais aussi culturel et personnel.

Où pouvez-vous toucher et découvrir physiquement les collections ?

Le design suisse vit de sa matérialité, de son toucher et de la précision de sa fabrication. Pour comprendre réellement la philosophie de la « possession intellectuelle », il ne suffit pas de regarder les produits en ligne. Il faut les prendre en main, sentir leur poids, leur texture et tester leur fonction. Heureusement, il existe en Suisse un nombre croissant de lieux qui permettent précisément cette expérience et vont bien au-delà du concept d’un magasin ordinaire.

Ces lieux sont souvent des concept stores soigneusement curatés qui ne vendent pas seulement des produits, mais présentent un univers et une attitude. Ils mélangent mode, mobilier, livres et accessoires de différents labels pour créer un contexte inspirant. Au lieu de submerger le visiteur par une masse de produits, ils misent sur une sélection stricte et réfléchie. Chaque objet dans l’espace a sa raison d’être et raconte une partie d’une plus grande histoire. Des plateformes comme « Support Small Labels » aident à trouver ces perles souvent cachées. La communauté, qui se compose de 81 labels de design, dont 66 fondés par des femmes, montre la diversité et la vitalité de la scène locale.

Le contact est encore plus direct lors de visites d’ateliers ou d’événements « Meet the Designer ». Ici, les clients ont l’occasion unique d’échanger avec les créateurs des produits, de poser des questions sur le processus de design et de jeter un œil dans les coulisses. Cet échange direct crée un lien plus profond avec le produit et fait de l’achat une expérience personnelle et significative. On n’achète pas seulement un objet, on soutient aussi une personne et sa vision créative.

Votre plan d’action : Découvrir le design suisse de manière authentique

  1. Identifier les points de contact : Listez tous les canaux par lesquels vous pouvez découvrir le design – des concept stores curatés (par ex. via Laufmeter.ch) aux boutiques phares des marques, en passant par les événements pop-up et les journées d’atelier.
  2. Recenser les offres existantes : Inventoriez les magasins et plateformes de votre région. Distinguez les simples surfaces de vente des lieux offrant une expérience plus profonde comme un café intégré ou un atelier.
  3. Vérifier la cohérence : Comparez la présentation du magasin avec la philosophie des marques proposées. La sélection semble-t-elle authentique et curatée ou aléatoire ? L’atmosphère reflète-t-elle les valeurs de qualité et de sobriété ?
  4. Évaluer la mémorabilité et l’émotion : Recherchez des lieux qui permettent plus qu’un simple achat. Proposent-ils des événements, des ateliers ou des conseils personnalisés créant un lien émotionnel ?
  5. Créer un plan d’intégration : Planifiez votre prochaine visite non pas comme une virée shopping, mais comme une recherche. Visitez spécifiquement un ou deux magasins et prenez le temps d’étudier les produits et de discuter avec le personnel.

Comment les marques simulent la « durabilité » sans modifier leur production ?

De plus en plus de consommateurs exigent de la durabilité, et de nombreuses marques y répondent – mais pas toujours par de réels changements. Le phénomène du « greenwashing » est très répandu : les entreprises se parent d’une image verte sans modifier leurs processus de production fondamentaux, leurs chaînes d’approvisionnement ou leurs modèles commerciaux. Elles utilisent des termes vagues comme « respectueux de l’environnement » ou « conscient », lancent de petites collections capsules « vertes » alors que la majeure partie de leur assortiment est produite de manière conventionnelle, ou soulignent un seul aspect positif pour détourner l’attention de problèmes plus vastes.

Pour les consommateurs qui accordent de l’importance à une véritable durabilité, il devient donc de plus en plus difficile de distinguer l’engagement authentique de la simple rhétorique marketing. Le label « Swiss Made » peut particulièrement être galvaudé ici. Il suggère une haute qualité et des normes strictes, mais parfois, seule la dernière étape minimale de production est réalisée en Suisse, tandis que la pré-production se déroule dans des conditions douteuses à l’étranger. La véritable durabilité exige au contraire une transparence radicale sur toute la chaîne d’approvisionnement.

Le tableau suivant montre quelques critères clés permettant de distinguer l’engagement réel du greenwashing, tels qu’ils sont définis par les normes de « Printed in Switzerland ». Une analyse des critères de durabilité réelle montre clairement la différence.

Durabilité réelle vs simulée chez les labels suisses
Critère Durabilité réelle Greenwashing
Production Lois environnementales suisses strictes, de l’achat du papier à la distribution, en passant par les produits chimiques Label ‘Swiss Made’ avec pré-production mondiale
Cycle des matériaux Circularité complète (ex: mono-matériaux) Seulement de petites collections capsules ‘vertes’
Transparence Communication ouverte sur tous les processus, y compris les échecs Promesses de durabilité vagues sans preuves

La manière de gérer les erreurs et les revers est peut-être le plus grand indicateur d’une véritable durabilité. Une entreprise qui parle ouvertement d’expériences ratées fait preuve d’authenticité et d’une volonté d’apprendre – l’exact opposé du greenwashing.

Étude de cas : F-ABRIC – L’échec instructif de FREITAG

De 2014 à 2023, FREITAG a développé et commercialisé sous le nom de F-ABRIC sa propre ligne de vêtements compostables en fibres libériennes. Les matériaux étaient cultivés et transformés en Europe avec un minimum de ressources. Malgré des efforts énormes et une chaîne de production exemplaire, le projet a été arrêté en 2023 car il n’a jamais été rentable économiquement. Au lieu de cacher cet « échec », FREITAG l’a communiqué ouvertement et a partagé les enseignements tirés. Ce niveau de transparence est un signe fort contre le greenwashing et montre un engagement sérieux qui va au-delà de la simple maximisation des profits.

Quand nos vêtements pourront-ils mesurer nos signes vitaux ?

L’intégration de la technologie dans les vêtements, souvent appelée « Smart Wearables » ou « Smart Clothing », n’est plus une vision lointaine. Alors que les premières tentatives semblaient souvent massives et techniques, l’évolution se dirige vers une intégration invisible et fluide. La vision est celle de vêtements qui ne se contentent pas de protéger et de décorer, mais servent aussi d’interface subtile avec notre corps – ils pourraient mesurer des signes vitaux comme la fréquence cardiaque ou la température corporelle, analyser notre posture ou même réagir aux changements environnementaux.

La Suisse est particulièrement prédestinée à cette évolution. L’expertise historiquement acquise en microtechnique, en mécanique de précision et en technologie médicale offre une base unique pour devenir leader dans ce domaine. Il ne s’agit pas d’appliquer grossièrement de l’électronique sur des textiles, mais d’intégrer des fonctions intelligentes directement dans la fibre ou la structure du tissu.

La tradition suisse en horlogerie et en technologie médicale positionne idéalement le pays pour le développement de vêtements intelligents discrets et précis.

– Observateur du secteur, analyse de l’industrie du design suisse

L’approche suisse du Smart Clothing se distingue souvent de celle des géants technologiques internationaux. Au lieu de créer un gadget que l’on porte, l’objectif est de créer un vêtement intemporel qui se trouve être également « intelligent ». La technologie doit servir, pas dominer. L’accent est mis sur la longévité, la fiabilité et, de manière cruciale, sur la protection des données. Dans un monde où les données personnelles sont devenues une monnaie précieuse, la « protection des données selon les standards suisses » pourrait devenir un critère de qualité central pour les vêtements intelligents. Des innovations concrètes montrent déjà la voie :

  • Intégration invisible : Les capteurs sont tissés directement dans les fils au lieu d’être cousus, ce qui les rend flexibles et lavables.
  • Autonomie énergétique : Des recherches sont menées sur des fibres qui génèrent de l’énergie par le mouvement ou la chaleur corporelle, alimentant ainsi les capteurs de manière autonome.
  • Ajustement précis : Des technologies innovantes, comme une technologie de baleines en silicone pour soutiens-gorge basée sur un scan par IA via une caméra de smartphone, remplacent les méthodes traditionnelles et permettent une coupe et une fonctionnalité parfaites et individualisées.

L’essentiel en bref

  • L’ADN du design suisse est une symbiose entre fonction, réduction et une philosophie profonde de longévité qui dépasse la simple esthétique.
  • La véritable durabilité se prouve par une transparence radicale et des approches systémiques comme les mono-matériaux pour une circularité totale.
  • Les nouveaux modèles de consommation, tels que les abonnements de location curatés, offrent une alternative flexible et durable à l’achat traditionnel de mode de créateur.

Acheter ou louer : Quand un abonnement de vêtements de créateurs est-il rentable ?

Le désir de variété dans la garde-robe et l’accès à un design de haute qualité sont souvent en contradiction avec les principes de durabilité et de consommation consciente. Une solution possible à ce dilemme est proposée par un marché en pleine croissance : la location de mode de créateur. Au lieu d’acheter une pièce coûteuse que l’on ne portera peut-être qu’à de rares occasions, un modèle d’abonnement permet un accès temporaire à une garde-robe curatée. Cette tendance, qui selon les prévisions pourrait atteindre un volume de marché mondial de plus de 2 milliards de dollars d’ici 2025, gagne également du terrain en Suisse.

Différents prestataires ont développé des modèles adaptés à différents besoins. Que ce soit pour un événement spécial, pour passer une saison ou simplement par plaisir d’expérimenter – la location peut être judicieuse tant sur le plan économique qu’écologique. Elle réduit le nombre d’achats impulsifs qui finissent non portés dans l’armoire et favorise une économie circulaire où les vêtements sont utilisés par plusieurs personnes, maximisant ainsi leur durée de vie.

La décision entre louer et acheter dépend fortement du comportement d’utilisation individuel. Une analyse du « coût par utilisation » (Cost-per-Wear) peut apporter de la clarté. Le tableau suivant donne un aperçu de quelques prestataires suisses et de leurs modèles de prix.

Analyse du coût par utilisation : Louer vs Acheter en Suisse
Modèle Coût Avantages
Abonnement mensuel Kleihd 129 CHF pour trois pièces par mois Riliable à tout moment
Teil dein Style Bern 19 CHF pour une pièce, 59 CHF pour six pièces par mois Réductions pour les étudiants, possibilité d’acheter ses pièces préférées
Ragfair unlimited 129 francs par mois pour trois pièces Garder et échanger aussi longtemps que souhaité

La professionnalisation du marché de la location se manifeste également par des coopérations avec des maisons de commerce établies, ce qui confère au modèle une crédibilité et une portée supplémentaires.

Étude de cas : Coopération Jelmoli avec Ragfair

Le grand magasin zurichois Jelmoli a conclu un partenariat avec la plateforme de location Ragfair. Les clients peuvent louer durablement des pièces sélectionnées dans l’assortiment de Jelmoli via Ragfair. Pour abaisser la barrière à l’entrée, toutes les pièces de l’assortiment Ragfair peuvent être essayées dans le salon VIP exclusif de Jelmoli. Cette collaboration entre un détaillant traditionnel et une start-up innovante montre que le modèle de location est arrivé dans le segment premium et est perçu comme un complément sérieux à l’achat.

Questions fréquentes sur le design suisse

Comment puis-je vérifier l’authenticité d’un sac FREITAG ?

Les sacs FREITAG peuvent être identifiés par leur odeur très particulière venant du vaste monde. Celle-ci provient de leur vie antérieure en tant que bâche de camion. Cependant, la plupart des sacs perdent rapidement leur parfum spécial après quelque temps d’utilisation.

Les pièces de design suisse conservent-elles leur valeur ?

De nombreux labels suisses mettent l’accent sur la réparabilité, ce qui favorise le maintien de la valeur. Si votre pièce unique s’use un jour, elle peut souvent être réparée. Si, dans un avenir lointain, vous ne vous en enthousiasmez plus, vous pouvez l’échanger avec quelqu’un de la communauté sur la plateforme d’échange S.W.A.P. (Shopping Without Any Payment) de certaines marques comme FREITAG, et ainsi prolonger son cycle de vie.

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